Edoh Kossi Amenounve : ce que le Prix Hermès dit de la BRVM
Prix Hermès de carrière : le DG de la BRVM honoré au Canada. Formation, coopération, valeurs : ce que cette distinction dit de la bourse régionale.
La Rédaction ZOOM BOURSE

Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, a été distingué par le Prix Hermès de carrière le 30 octobre 2026. L’Université Laval, par l’intermédiaire de sa Faculté des sciences de l’administration (FSA), lui a décerné cette distinction. Un honneur universitaire concerne-t-il vraiment les investisseurs de l’espace UEMOA ?
La réponse tient à ce que ce prix valorise : un parcours de dirigeant et des valeurs forgées à l’université. Les sections suivantes détaillent ce que cela dit de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), commune à huit pays.
Ce que récompense le Prix Hermès de carrière
Dans l’échelle des honneurs que la FSA accorde à ses anciens, le Prix Hermès de carrière occupe le sommet. Il mesure l’ampleur d’une carrière, la force d’un leadership et l’apport à la société. Pour comprendre sa portée, il faut regarder d’abord son histoire, puis la promotion 2026.
Un prix décerné depuis 1977
Depuis 1977, la FSA honore ses diplômés à travers un ensemble de distinctions baptisées Prix Hermès. Le nom renvoie à Hermès, dieu grec du commerce et des échanges. Ce symbole évoque l’esprit d’entreprise et le lien entre l’université et le monde des affaires.
Quatre autres lauréats en 2026
Le directeur général de la BRVM partage l’affiche avec quatre autres lauréats du Prix Hermès 2026. Voici leur présentation avec leur fonction :
Mireille Côté, associée et cheffe des unités d’affaires du Groupe LG2 inc. ;
Lawrence Létourneau, entrepreneur et bâtisseur ;
Stéphanie Vaillancourt, présidente, Canada, chez AtkinsRéalis ;
Rodrigue Julien, entrepreneur, mentor et philanthrope.
Il s’agit d’un véritable coup de projecteur sur un dirigeant des marchés financiers africains. L’éclairage dépasse donc la personne et touche l’institution qu’il dirige.
Le parcours d’Edoh Kossi Amenounve, de la FSA à la BRVM

Ce prix intervient plus de trente ans après le doctorat en finance du lauréat, obtenu à la FSA. La trajectoire se lit en deux temps : ce que la faculté lui a transmis, puis ce qu’il lui rend.
Ce que la FSA lui a transmis
Edoh Kossi Amenounve y a décroché un MBA et un doctorat en finance. Il dit pourtant y avoir reçu bien davantage que des diplômes. Cet apport est résumé en quatre valeurs :
L’excellence ;
La rigueur ;
La résilience ;
L’efficience.
Il en a fait une véritable ligne directrice tout au long de sa carrière. Cette exigence l’a conduit à la direction générale de la BRVM, dont il assure la responsabilité depuis 2012.
Edoh Kossi Amenounve, un dirigeant resté proche de sa faculté
Franck Pons, doyen de la FSA, met en avant cette constance. Malgré de lourdes responsabilités, le directeur général répond présent quand la faculté le sollicite. Cet engagement s’apprécie à plusieurs niveaux :
Des interventions dans des colloques ;
Une contribution aux analyses portant sur les défis et les opportunités de développement en Afrique ;
Un appui à l'ambition de la FSA de développer davantage ses relations avec l'Afrique.
Selon le doyen, son parcours démontre qu'il est possible de mener une brillante carrière à l'échelle internationale. Un tel dirigeant, ajoute-t-il, sait encore consacrer du temps à sa communauté. Le doyen relie aussi ce prix à la transformation de la bourse commune aux huit pays de l’UEMOA. Ce détail compte énormément : il montre un patron de bourse attaché aux lieux où se forment les financiers.
Une bourse commune à huit pays, bâtie avec un appui canadien
Lors de la cérémonie, Edoh Kossi Amenounve a mis en avant la singularité de la BRVM. Cette place financière régionale regroupe les huit États membres de l’UEMOA, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
À sa mise en place, la BRVM a reçu l’appui technique du Canada. Son directeur général y voit un témoignage du savoir-faire canadien sur le continent africain.
Son message à la jeunesse africaine regarde vers l’avenir. Il invite les jeunes à se former dans des écoles d’excellence. Pour le directeur général de la BRVM, la réussite repose sur la discipline, la qualité du travail, la constance dans l'effort et la résilience. Il demande aussi à la FSA de rester un centre d’excellence académique. Les compétences développées ont vocation à accompagner la mutation économique du continent.
Ce que l’investisseur peut retenir d’Edoh Kossi Amenounve
Un prix universitaire ne modifie ni un cours, ni un dividende, ni la valorisation d’une société cotée. Sa valeur se situe ailleurs.
Elle rappelle que la solidité des institutions financières repose notamment sur la formation, la coopération internationale et la valorisation du capital humain. Le parcours d’Edoh Kossi Amenounve en donne une illustration. Il passe par un MBA et un doctorat à la FSA, puis par la direction générale de la BRVM depuis 2012.
Pour l’investisseur, le message est ailleurs : la bourse régionale repose sur des compétences et des partenariats. Seuls les résultats publiés permettront de les juger dans la durée.



